À l’heure actuelle, le nombre d’Européens âgés exposés au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale a diminué de 1,9 million par rapport à il y a dix ans, tandis que le nombre de travailleurs âgés occupant un emploi a augmenté de 4,1 millions au cours des trois dernières années seulement. Malgré ces améliorations en ce qui concerne la situation des retraités en Europe, il ne saurait être question de relâcher les efforts. Selon le rapport, environ 18,2 % des personnes âgées d’au moins 65 ans dans l’UE – soit quelque 17,3 millions de personnes – restent aujourd’hui exposées au risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Cette proportion est restée quasiment inchangée depuis 2013. En outre, des différences importantes subsistent entre les pays et entre les groupes démographiques. Par exemple, les pensions de retraite des femmes sont encore inférieures de 37 % à celles des hommes en raison de salaires plus faibles et de carrières raccourcies par l’exercice de responsabilités familiales. De même, les personnes exerçant un travail atypique ou une activité non salariée sont souvent confrontées à des conditions moins favorables d’accès aux droits à pension et d’accumulation de ceux-ci que les personnes occupant un emploi classique. Le risque de pauvreté et d’exclusion sociale chez les personnes âgées augmente également avec l’âge. Plus de la moitié des personnes âgées menacées de pauvreté ou d’exclusion sociale dans l’UE ont 75 ans ou plus. Cela s’explique par le fait que les besoins augmentent avec l’âge, tandis que la valeur des pensions diminue au cours de la retraite.

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