Christine Angot et François Fillon ont eu un échange tendu jeudi soir sur France 2, la romancière accusant notamment le candidat de la droite de faire un « chantage au suicide » en évoquant Pierre Bérégovoy.  « En cas de second tour Fillon-Le Pen, beaucoup s’abstiendront », a entamé l’écrivain, qui a ensuite montré un bracelet à son poignet offert par quelqu’un qui « voulait obtenir quelque chose de moi » puis évoquer La Revue des Deux Mondes, qui était tout « un symbole », et où Penelope Fillon est censée avoir travaillé. A l’issue d’un long monologue, M. Fillon a rétorqué à cette mise en cause: « De quel droit vous me condamnez ? De quel droit vous estimez que l’emploi de mon épouse était illégal et qu’il était indécent? ».  « Je ne vous condamne pas, je vous dis ce que je ressens et nous sommes des millions à ressentir cela », a-t-elle coupé.  « C’est parce qu’un journal a décidé de m’accuser que je suis coupable (…) Vous parlez de votre bracelet, moi j’ai rendu les costumes! », a répondu l’ex-Premier ministre.  Et Mme Angot d’enchaîner: « Vous ne reculez devant rien ! Votre parole est malhonnête. Et vous savez ce que c’est le pompon de toute cette histoire ? C’est le coup de Bérégovoy que vous nous avez fait tout à l’heure, ça, ça passe pas! ». M. Fillon avait évoqué l’ancien Premier ministre socialiste, mis en cause dans une affaire de prêt et qui s’est suicidé en 1993.  « Ma question est la suivante: est- ce que vous nous faites un chantage au suicide, monsieur? », a-t-elle questionné. « Vous ne pouvez pas comprendre que je puisse être blessé par des accusations mensongères? », a-t-il lancé.  « Le coiffeur de François Hollande cela ne vous a pas choqué naturellement », a relancé le candidat. « François Hollande n’a pas d’affaires », a répondu Mme Angot.  « Mais qu’est-ce que vous en savez? », a rétorqué François Fillon. « Il n’est pas mis en examen », a répondu la romancière, qui avait récemment exhorté fin février François Hollande à se représenter à la présidentielle.  Lors de cette émission politique, il est coutume d’inviter des personnalités pour débattre avec l’invité politique. Ont été invités par le passé Alexandre Jardin ou l’ancien trader Jérôme Kerviel.

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