L’envie d’expérimenter le vol en avion de chasse me tenait à coeur depuis pas mal d’années. Et lundi dernier, j’ai en définitive cédé à la tentation. Ca s’est déroulé à l’aéroclub de Pontoise, où je me suis présenté vers 10 heures, un peu agité. J’avais mal dormi la veille à l’idée de ce que j’allais réaliser. Peu après qu’un instructeur m’ait décrit l’appareil, j’ai pour finir pu enfiler mon uniforme de vol avant de gagner la piste. Le L-39 Albatros m’attendait. Un avion légendaire, qui a servi à la Patrouille de France pendant près de vingt ans. Légèrement anxieux que j’ai grimpé à bord du L-39 et harnaché au siège. Quelques instants plus tard, on a finalement décollé. Le décollage fut quelque peu décevant. Je pensais me retrouver collé au siège, mais l’accélération est assez progressive. Dès les premières secondes de vol, j’ai avant tout été frappé par la puissance que montre l’avion : il ne vacille pas en dépit du vent. Les premières minutes sont plutôt inoffensives. Le calme avant la tempête, en quelque sorte. Enfin le pilote m’a informé qu’on allait engager la partie acrobatique.. On a commencé par un tonneau à gauche, puis un autre à droite, histoire de se mettre dans le bain. Il a d’emblée enchaîné avec une série de boucles. Les G m’ont une fois encore pressé contre mon siège. Grisant. Le pilote s’est assuré que j’étais toujours conscient avant de continuer. Les figures se sont alors enchaînées et j’ai perdu le fil. Pendant les instants de détente entre chaque enchaînement, j’essayais de retrouver mes repères, mais tout allait beaucoup trop vite et les figures se suivaient sans interruption : virages, tonneaux, virages, looping, le pilote était bien décidé à faire toutes les figures existantes. A peine avions-nous achevé une acrobatie qu’une autre suivait. Le pilote me demandait constamment si j’étais encore conscient, et je répondais alors par l’affirmative. Malgré l’intensité des évolutions qui allaient crescendo, je me sentais à l’aise, jouissant pleinement de ces sensations incroyables de perte totale de contrôle doublée d’une tranquillité intégrale. Étrangement, c’est quand la phase de voltige a été terminée que j’ai fini par avoir des haut-le-cœur. J’ai vraiment apprécié, mais voilà une aventure que je conseille seulement aux amateurs d’adrénaline ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste du Baptême en L-39 Albatros.

Advertisements