En Arabie saoudite, une grogne monte contre la suprématie de l’homme inscrite dans la législation. #IamMyOwnGuardian (Je suis ma seule gardienne) sur Twitter, les femmes saoudiennes ont lancé une campagne contre la loi du royaume sur le pouvoir de l’homme sur la femme. La loi du royaume saoudien souligne la primauté de l’homme sur la femme. Même si cette dernière est plus âgée ou plus éduquée, elle n’a pas le doit de quitter le pays, de louer un appartement, d’engager une action en justice ou de se mettre au volant d’un véhicule sans le feu vert de l’homme responsable d’elle. Une importante partie des jeunes saoudiennes contestent cette loi. En décembre dernier, quelque 14 000 personnes ont signé la pétition appelant à reconnaître les femmes de plus de 21 ans comme étant des « personnes indépendantes » sur qui l’homme n’a plus le pouvoir. Cette pétition est le résultat d’une campagne lancée il y a cinq ans dans le but de faire abroger une loi relative aux femmes qui, jugent les militantes, légitime l’esclavage. Le pouvoir saoudien fait la sourde oreille face à ce genre d’initiatives. Au cours de ces derniers jours, des internautes saoudiennes ont lancé une campagne sur Facebook et Twitter visant à ridiculiser les « fondements » de cette loi. Ainsi, Maha Abdullah a pris une photo de la page d’un livre saoudien qui prouve « la justesse » de cette loi, accompagnant le cliché d’un poste : « Les filles, arrêtez les débats voici la réponse : “La jeune femme se trouve sous le pouvoir de l’homme pour une question d’absence d’expérience” ».

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