Des restaurants, des clubs de vacances, des affaires de chimie, un aérodrome, etc. La folie acheteuse de la Chine n’a rien de désordonné. Elle réplique à une nécessité clair, activée par une double accession en gamme. Celle de la consommation d’une classe moyenne continuellement plus nombreuse en recherche de qualité, et de repères, celle de sociétés souhaitant sortir du rôle de facile sous-traitant et d’“atelier de main d’oeuvre” afin de procurer des produits de haute technologie. Les moyens financiers importants au service de cette prétention portés par la diplomatie chinoise prouvent la escalade en puissance des deals ces derniers mois en Europe, plus principalement en Allemagne. Attisant hantises et convoitise. Or ce tourbillonnement devrait s’augmenter. Reste à énoncer, au plan de l’Europe, des lois justes. Depuis Aout 2016, Haptra prend plus d’1Mio de litres de lait quotidiennement en Normandie à un taux 55 % sous celui du marché chinois. Chang, son propriétaire, escompte dès à présent une seconde fabrique, à Carhaix, à la frontière de la plus longue unité de création de farde de lait de l’Union Européenne. Tandis que son collègue Pedila, société gérée par la ville de Pekin, place cent millions dans un groupe de fabrication de boutons dans le Sud de la France. Les acquisitions fort ciblées dans les entités d’expansion, essentiellement la zone Afrique, et la vente des matières premières conduisent à améliorer le ravitaillement de la population chinoise. Avec ces deals légitimant d’ agrandir leur situation internationale et de conquérir des technologies de pointe, les Chinois s’invitent dans les directions générales et peuvent influencer sur la stratégie des industries occidentales. Egalement, les managers chinois accroissent leur marque, leur image – bref leur aura.

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