Alors que la tension grimpe de quelques degrés au Proche Orient, rien ne va plus dans la communication. Il y a quelques heures, le Hamas provoquait Israel avec une guerre promise à l’ennemi. Quelques heures plus tard, Israël et les Palestiniens de la bande de Gaza ont accepté le principe d’un cessez-le-feu négocié par l’Egypte qui entrera en vigueur à minuit heure locale. Le problème est que cette annonce faite par un représentant du Hamas a été aussitôt démentie par un responsable israélien a aussitôt démenti. Rien ne va plus et tout recommence, avec la perspective d’une guerre toujours sans fin. Quelques heures plus tôt, le président égyptien avait dit croire à la conclusion d’une trêve au septième jour de l’offensive israélienne dans l’enclave palestinienne tenue depuis juin 2007 par le Mouvement de la résistance islamique. Sur le terrain, l’armée israélienne a bombardé une centaine de cibles dans la bande de Gaza sans faire cesser les tirs de roquettes en direction de l’Etat hébreu, objectif officiel de l’offensive entamée mercredi. Et c’est la problème : L’Etat d’Israel ne peut négocier avec un Etat Palestinien sauf à laisser celui-ci avouer qu’il est la manoeuvre et que c’est de sa faute si la réplique d’Israel est évidente. Car nul ne saurait imaginer une seconde que l’Etat hébreu ne réagira pas à une menace sur sa souveraineté. Netanyahou fait tout un discours aux Nations Unies, avec dessin d’une bombe à l’appui, sur la menace de l’Iran en exprimant très clairement que l’Iran est une menace à bombarder. Et qui pourrait penser qu’Israel ne bougerait pas si le pays était directement attaqué. Visiblement le Hamas… A moins qu’il n’anticipe cette réaction d’Israel afin de pouvoir poursuivre son propre agenda au Proche Orient. Et l’on revient au problème de la Palestine, qui ne semble pas capable de maîtriser son aile terroriste et extrémiste. Et donc, la guerre est forcément inévitable. Vous souhaitez en savoir plus, suivez l’actu sur Le Point.

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