Le tour de France s’achève, avec un Brit qui peut l’emporter pour la première fois. Sport ultra médiatisé, peut encore suivre le tour sans se poser les sempiternelles questions de dopage ? Cette année encore, un coureur contrôlé positif, et pas des moindres, mais combien passés entre les mailles du filet ? Bref, le tour de france fait il encore rêvé? A 32 ans, Bradley Wiggins sera le premier britannique a remporter le Tour de France en montant sur le podium des Champs-Elysées ce dimanche. Une victoire marquée par quelques scènes de pantomime avec son coéquipier Chris Froome. Car si « Wiggo », a conforté son maillot jaune hier dans le contre-la-montre de Chartres en reléguant Froome à 3,21 secs au général, on a le sentiment que le « Kenyan blanc » très à l’aise en montagne aurait pu surpasser son aîné de 5 ans. Mais le patron anglais c’est Wiggins et toute la stratégie de la Sky était tournée vers l’ancien champion olympique de poursuite. Dans la montagne, Froome a donné l’impression d’être bien supérieur à Wiggins, mais s’est résolu à faire le « sacrifice » de rester aux côtés de son leader. Lors de la 17e étape, dans l’ascension vers Peyragudes il a accéléré à plusieurs reprises avant de se retourner vers Wiggins, comme pour lui signifier qu’il n’avait rien à lui envier et que le rythme du maillot jaune le privait d’une étape qui lui tendait les bras – voir plus.

Même sentiment et même scénario dans la 11e étape. Alors que Pierre Rolland s’envole vers La Toussuire, Froome part à la chasse. Wiggins ne peut suivre et le cadet du maillot jaune se relève. Wiggins a lui-même expliqué la stratégie suivie en montagne au long de cette 99e édition : « Nous nous fixons sur un tempo. Et si quelqu’un attaque on le laisse partir. On sait que c’est impossible de garder un rythme plus élevé longtemps, impossible d’être à 500 watts sur une montée de 20 kilomètres. À moins d’avoir deux ou trois litres de sang en plus ! » Et lorsqu’on l’interroge sur une 99e édition de la Grande boucle fade voire ennuyeuse ? : « Ce sont les mêmes que ceux qui disent tous dopés. » Et le Britannique de souligner : « Le Tour est devenu beaucoup plus humain. Si les gens veulent voir des échappées de 220 kilomètres en haute montagne, ce n’est plus réaliste. Aussi magiques qu’elles aient été quand je les regardais lorsque j’étais gamin dans les années 1990, Virenque et les autres… Mais peut-être que ce sport a changé maintenant… » A retrouver sur Ouest France

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