“Le Grand Prix est perçu comme lié aux figures du régime et comme un évènement qui ne profite pas aux gens ordinaires”, analyse l’opposant Nabil Rajab. Il dit craindre une escalade de la violence avec la participation aux manifestations de groupes de jeunes qui ne sont pas encadrés politiquement et qui, pour défiler, ne demandent aucune autorisation aux autorités. La contestation menée par des opposants chiites au Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn a pris une tournure plus violente à la veille des essais devant débuter vendredi dans un contexte de sécurité renforcée. Un calme apparent régnait cependant jeudi autour du circuit de Sakhir, au sud de Manama et le pilote espagnol Pedro de la Rosa (HRT), président de l’Association des pilotes de Grand Prix (GPDA), a déclaré ne pas être inquiet.

“Notre opinion, c’est que nous ne connaissons pas assez bien la situation ici à Bahreïn pour avoir une opinion et nous faisons confiance aux gens qui se sont renseignés, c’est-à-dire la FIA”, a affirmé de la Rosa qui dit “n’avoir pas cherché d’autres détails. Nous faisons confiance aux gens qui l’ont fait”. “Nous sommes des sportifs et notre objectif est d’être bons sur la piste, point final”, a ajouté de la Rosa, qui n’a pas adopté de mesures de sécurité particulières par rapport à ses précédentes visites dans le Royaume. Certains baptemes de Formule 1 pourraient être organisés. Avant l’aube, de nombreux villages chiites ont connu de violents heurts entre manifestants et policiers, avec le début de “trois jours de colère” coïncidant avec ceux de la course, à la suite des appels lancés par un mouvement d’opposants baptisé les “Jeunes du 14 février”.

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